Saint Selve
Les restes les plus anciens laissés par l'homme dans la région de Saint Selve, datent du Néolithique. Plusieurs tumuli ou pujeaux, attestent de sa présence.
Puis la civilisation Romaine atteint cette région: La trace (levée de terre) d’une voie reliant Bordeaux (Burdigala) à Dax (Aquae Tarbellicae) et à Toulouse (Tolosa) en est la preuve. Différents avis sont donnés sur celle-ci, certains prétendent que c'est la route du sel, d'autres que c'est le fameux "Chemin Gallien", primitivement appelé "Lou Camin Gallien" ou "Lou Camin Roman", originellement Itinéraire d’Antonin, de Bordeaux à Jérusalem.
L'origine réelle de Saint Selve remonte au XI°et XII° siècle comme nous le révèle la toponymie : tous les noms de villes et de villages commençant par "saint" indiquent une fondation moyenâgeuse. De nombreuses appellations furent données à ce village avant qu'il ne trouvât son nom actuel. Dans les vieux titres, il portait le nom de : "Sanctus Severus de la Taugère", c'est à dire "Saint Sévère de la Forêt (ou de la Selve). Puis au XIX° siècle ce fut un temps Saint Sève, enfin maintenant Saint Selve, probablement apocope de : "Saint Sévère dans la Selve".
Pour plus d’informations, lire à la Bibliothèque municipale de Saint-Selve :
- « Variétés Bordelaises » de l'Abbé Barein (1876),
- « Le Château de Saint Selve » par Alain d'Anglade: in bulletin de la Société de Borda.
- « Des religieux de Saint Antoine aux Pères Feuillants. L’Hospice de la Palomeyre à Saint Selve » par Denis Lalande : in bulletin de la Société de Borda.
- « De Saint Sévère de la Taugère à Saint Selve », par Guy Lacoste Lagrange in Revue archéologique de Bordeaux tome LXXX année 1989.